John EDMUNDSON : un nouveau président à la tête d'AEDH

 

John EDMUNDSONDepuis octobre 2012, John Edmundson a succédé à André Barthélemy comme président de notre organisation.

Qui êtes-vous John Edmundson ?

John Edmundson : Je suis britannique et j’ai commencé à travailler dans les pays du Sud dès les années 60. Avant d’entrer à l’université, j’ai passé un an en Inde. C’est un parcours typique en Angleterre. En Inde, j’ai découvert les problèmes de ces pays qu’on appelait à l’époque « pays sous-développés ». Cette expérience a influencé mes choix futurs. J’ai passé une grande partie de ma vie professionnelle au service du gouvernement britannique, au sein du British Council, une institution à mi-chemin entre la coopération et l’Alliance Française.

 

Comment avez-vous connu AEDH ?

JE : Après ma retraite, en 2001, je suis venu m’installer à Lyon car ma femme est originaire du Rhône. Nous souhaitions faire du bénévolat. Nous nous sommes retrouvés bénévoles auprès de personnes sans domicile fixe et de demandeurs d’asile. Je suis alors devenu le coordinateur des bénévoles au sein du foyer "le Train de nuit", géré par Habitat et Humanisme et le Secours Catholique. Je me suis aussi engagé auprès des associations Cosi et Forum Réfugiés. Un jour, un demandeur d’asile togolais m’a demandé si je serais intéressé de traduire le bulletin d’information d’une association que je ne connaissais absolument pas : Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme. Je l’ai fait durant 6 ans. En 2006, je suis entré au conseil d’administration et, quelques temps après, j’en suis devenu le trésorier.

 

Pourquoi avez-vous présenté votre candidature au poste de Président ?

JE : Dès 2010, André Barthélemy, le fondateur d’AEDH, avait manifesté son souhait de mettre un terme à son mandat de président. Il a quitté son poste en septembre 2012 et j’ai été élu en octobre. C’est un grand privilège. Je suis très heureux, et flatté, qu’une association française n’hésite pas à choisir une personne qui n’est pas originaire du pays. Avoir un président étranger, ce n’est pas forcément un avantage mais ce n’est pas non plus un désavantage pour une organisation qui a une vocation internationale. Jusqu’à mon élection, j’étais bénévole dans plusieurs associations. J’ai indiqué que si je devenais le président, je me consacrerai uniquement à notre organisation.  

 

Comment vous situez-vous par rapport au mandat d’André Barthélemy ?

JE : Ce qu’André Barthélemy a créé est exceptionnel. Je ne connais pas d’autres associations qui souhaitent autant que l’argent aille sur le terrain. Cet aspect-là ne changera pas. Il n’est pas question pour moi de changer la vocation d’AEDH.

 

A votre avis, quels sont les principaux enjeux pour AEDH actuellement ?

JE : Il y a un défi à relever : nos fonds propres diminuent d’année en année. Nous risquons de les voir disparaître et donc mettre en péril notre travail. Lors de la présentation de ma candidature au poste de président, j’ai dit et répété que l’essentiel était de garantir le futur d’AEDH, en s’assurant que les financements restent suffisants et en les diversifiant. Ce renouveau de l’association doit s’appuyer sur nos liens avec nos partenaires mais aussi sur le développement de nouveaux réseaux. J’ai l’intention de mobiliser de nouveaux fonds, y compris à l’international.

 

Quels sont vos projets pour AEDH dans les années à venir ?

JE : La mission principale d’AEDH a toujours été d’accorder des subventions aux associations partenaires. Comme administrateur, j’en ai déjà rencontré plusieurs : en Inde, en République Démocratique du Congo, au Rwanda… En passant un peu de temps avec ces associations sur le terrain, on comprend vite l’importance de notre travail et la nécessité de continuer à les soutenir Une autre partie de notre travail, qui devient de plus en plus importante, c’est notre Fonds d’urgence pour les défenseurs des droits de l’Homme persécutés. En tant que Président, je me rends encore mieux compte de l’importance de ce travail qui répond de façon quotidienne aux dangers que rencontrent nos collègues sur le terrain. Je pense que le danger qui menace n’importe quelle organisation c’est de devenir bureaucratique, de penser plutôt aux moyens qu’aux buts. Il va falloir trouver un équilibre entre plusieurs nécessités : renouveler le fonctionnement, continuer à travailler avec ceux qui défendent les droits de l’Homme sur le terrain, faire d’AEDH une association assurée de perdurer.

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