Julie Thomas : s’engager bénévolement pour les droits de l’Homme « ici et là-bas »

 

Julie Thomas

Un certain nombre de bénévoles mettent au service d’AEDH leurs compétences, leur disponibilité et leur enthousiasme. Julie Thomas est l’une d’entre eux. Etudiante en Droit et Sciences politiques, elle est engagée comme bénévole auprès de notre organisation depuis presque deux ans. De plus, elle s’est investie cet été, pendant un mois, auprès de l’un de nos partenaires au Togo. Elle témoigne ici de son engagement et de sa jeune expérience dans la défense des droits de l’Homme.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Julie Thomas : Je suis étudiante en troisième année de Sciences politiques à l’Université Lyon 2. J’effectue en même temps une Licence de Droit, que je finirai l’année prochaine. J’ai choisi de suivre ces études pour travailler plus tard dans domaine du Droit international. Je suis tout particulièrement intéressée par les droits de l’Homme et par le droit pénal international.

Pourquoi as-tu décidé de devenir bénévole au sein d’AEDH ? Quelles y sont tes missions ?

J.T : Pendant ma première année d’études, mes cours me paraissaient abstraits et je n’avais pas encore d’objectif professionnel. J’ai voulu découvrir les métiers du Droit et je voulais en même temps me rendre utile pendant mon temps libre. Quand j’ai cherché une association auprès de laquelle je pouvais m’engager, on m’a recommandé AEDH. J’ai donc pris contact et j’ai rapidement commencé à m’investir dans l’équipe des « appels urgents » d’AEDH. Nous recevons régulièrement des alertes sur des cas de violations des droits de l’Homme commis dans le monde entier, qui émanent notamment de l’Organisation Mondiale Contre la Torture et de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme. AEDH reçoit ces alertes et je m’occupe de relayer les dénonciations auprès des autorités des pays concernés ainsi que de certaines instances internationales. Je synthétise les appels et vise à les rendre les plus percutants possibles auprès de leurs destinataires. Cette mission m’intéresse vraiment et elle me permet de compléter mes connaissances sur la situation politique et la situation des droits de l’Homme dans des pays très variés.

Comment est née l’idée de partir au Togo ?

J.T. : C’est un prolongement de mon engagement associatif. Je voulais partir travailler sur le terrain pour rencontrer les promoteurs des droits de l’Homme. J’ai demandé conseil à l’équipe d’AEDH pour savoir quelles associations de défense des droits je pouvais contacter. Je ne voulais pas partir pour m’engager dans une ONG internationale, je voulais m’impliquer dans une association locale. J’ai pris contact avec le CACIT (Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo), un partenaire d’AEDH qui avait déjà reçu des stagiaires. L’association a accepté de m’accueillir et j’ai donc passé le mois d’août dernier au Togo.

Que fait le CACIT et quelles ont été tes missions ?

J. T. : Le CACIT a été créé en 2005 suite à la prise de pouvoir par Faure Gnassingbé - le fils de l’ancien Président Gnassingbé Eyadema - qui a occasionné des manifestations violemment réprimées par l’armée, ce qui a causé la mort de plusieurs centaines de personnes, en toute impunité. Les activités du CACIT se sont rapidement élargies à la promotion et à la protection des droits de l’Homme : la défense des droits des femmes, des prisonniers, la lutte contre la torture, la promotion de la justice transitionnelle… Au début de mon stage, le directeur du CACIT m’a présenté toutes les activités de l’association et j’ai choisi de travailler sur les questions de justice transitionnelle et de réconciliation. Le CACIT débutait un projet sur cette thématique, soutenu par l’OIF, l’Organisation Internationale de la Francophonie. J’ai activement collaboré à l’organisation d’un séminaire de trois jours destiné à 25 représentants de la société civile togolaise. L’objectif était que les participants puissent repartir avec un plan d’action pour mettre en œuvre leurs propres projets sur la justice transitionnelle. De plus, j’ai été mobilisée pour rédiger des documents destinés à des collégiens et des lycéens.

Qu’as-tu pensé de cette expérience ? Comment vois-tu l’avenir ?

J. T. : J’ai vraiment aimé mon séjour au Togo. J’ai eu un bon contact avec les membres du CACIT et j’ai été très bien accueillie et intégrée. J’ai aussi profité de mon temps libre le week-end pour visiter la région et faire la connaissance des autres jeunes stagiaires. J’ai adoré l’expérience et, du côté professionnel, cela m’a confortée dans mon envie de devenir juriste plutôt que chargée de projet !

 

 

 

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