Fonds d'urgence : un début d'année intense

 

Depuis janvier 2019, le Fonds d’urgence pour les défenseurs en danger d'AEDH est intervenu auprès de 15 défenseurs à travers le monde. Ces nombreuses aides résonnent comme un rappel des violences qu’affrontent les défenseurs des droits quotidiennement, 20 ans après la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme.

Dans le cadre de son soutien aux défenseurs, AEDH s’est engagée à assister ces hommes et femmes menacés : ainsi, le Fonds d’urgence est intervenu au Cameroun, en République Démocratique du Congo, au Tchad, en Colombie, en Azerbaïdjan, au Népal et au Liban. Les profils des bénéficiaires épaulés par AEDH sont variés : journalistes, bloggeurs, militants ou encore organisations de la société civile.

En mars 2019, le Fonds d’urgence est intervenu auprès d’un prisonnier politique Azerbaidjanais, détenu depuis 2016 en raison de son engagement pour les droits humains. Gracié fin mars par le Président, avec une cinquantaine d’autres prisonniers politiques, le défenseur a utilisé les fonds pour faciliter sa réintégration à la suite de cette détention arbitraire de trois ans.

Au mois de mai de cette même année, deux activistes tchadiens, membres du mouvement « Tournons la Page ! » – soutenu par le Secours Catholique pour l’alternance démocratique en  Afrique – et victimes de menaces à la suite d’une manifestation pacifique réprimée dans la violence par les forces armées, ont sollicité AEDH. Ces militants ont été blessés et menacés de mort par leurs proches et les services étatiques. Notre organisation les a accompagnés par le biais d’une relocalisation au Cameroun voisin, leur permettant de s’éloigner des risques encourus.

En juin 2019, un journaliste égyptien, réfugié au Liban, a bénéficié d’une aide de subsistance pour sa famille et lui-même, alors qu’il continue de recevoir des menaces de la part du pouvoir égyptien et du groupe Hezbollah, implanté dans la zone.

Le Fonds d’urgence d'AEDH, qui fêtera ses 20 ans à la fin de l’année, demeure un mécanisme efficace pour les défenseurs des droits humains en danger. Sa forte sollicitation depuis le début de l’année révèle cependant un climat délétère et la forte répression des pouvoirs politiques sur les défenseurs. Ces violences nous rappellent que partout dans le monde, les droits sont menacés et qu’il est de notre devoir de soutenir celles et ceux qui se battent pour les faire respecter.


                 


Magali Bichard

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

Toutes les actualités