Le projet MANDAT s'achève !

 ue2

Entre 2016 et 2018, AEDH a mis en oeuvre le projet MANDAT (Mobiliser et ANimer les efforts de la société civile contre la Détention Arbitraire et la Torture en République du Congo) en partenariat avec l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH). L’objectif de ce projet co-financé par l’Union Européenne était de renforcer l’Etat de droit au Congo en favorisant la diminution du nombre de détentions arbitraires et des actes de torture, traitements cruels, inhumains et dégradants.

Un an après le début du projet MANDAT, AEDH décrivait la situation préoccupante des droits humains au Congo (voir LT 216). Malgré le contexte sécuritaire sen-sible, des résultats positifs ont été obtenus.

Le premier axe d’intervention visait àrenforcer les capacités techniques de l’OCDH et de neuf organisations locales. Concrètement, ces organisations ont bénéficié d’un soutien financier et technique leur permettant de mettre en oeuvre leur projet de lutte contre la torture et la détention arbitraire à Brazzaville et en province. Ces structures jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’Etat de droit car elles dénoncent les violations des droits humains, sensibilisent l’opinion publique et défendent les victimes.

Le second axe d’intervention était celui de la mobilisation des autorités et de l’opinion publique en vue d’un changement de pratiques. Les acteurs de la chaîne pénale ont été sensibilisés sur l’importance du respect des procédures d’interpellations, d’arrestations et de détention. Cet axe prévoyait également des activités de plaidoyer national et international. C’est dans ce cadre que l’OCDH a participé à la pré-session de l’Examen Périodique Universel de la République du Congo au Conseil des Droits de l’Homme à Genève en octobre 2018. L’OCDH a pu interpeller la communauté internationale sur la persistance de l’usage de la détention arbitraire, de la torture, des traitements cruels, inhumains et dégradants au Congo. Suite à cet examen, des recommandations ont été adressées au gouvernement congolais.

Le dernier axe du projet concernait l’identification, la protection et la défense des victimes. Au cours de ces trois années, environ 300 victimes de détention arbitraire ou de torture ont été identifiées. L’assistance portée aux victimes a revêtu plusieurs aspects : elle pouvait être judiciaire et/ou médicale, sociale et psychologique. Environ 110 personnes ont pu bénéficier de cette assistance. L’évaluation externe du projet MANDAT a conclu que ce projet a été efficace et extrêmement pertinent au regard du contexte. AEDH cherche à poursuivre ce travail avec ses partenaires pour continuer d’améliorer la situation des droits humains en République du Congo.

Elise Grieu

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

Toutes les actualités