Agir concrètement

en soutenant des actions de terrain

Agir pour protéger

les défenseurs des droits humains

Agir pour dénoncer

les violations des droits de l'Homme

Agir durablement

pour renforcer les acteurs locaux

Agir ensemble

pour construire l'avenir

Une semaine de partage d'expériences avec quatre femmes défenseures des droits humains en Afrique centrale

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Contexte - Le projet DEFI 2

Depuis sa création en 1989, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH), ONG lyonnaise, a soutenu plus de trois cents organisations impliquées dans une quarantaine de pays en faveur de la promotion et défense des droits fondamentaux, de l’accès aux droits des personnes les plus vulnérables ou de la lutte contre l’impunité.


Les partenaires locaux d’AEDH s’engagent en faveur des Objectifs de développement durable (ODD) qui touchent aux droits humains fondamentaux. Ils se mobilisent notamment contre les atteintes les plus graves aux personnes pour défendre les droits des populations vulnérables, promouvoir le respect des droits des femmes, protéger les droits des enfants, lutter contre l’impunité et renforcer la société civile. Particulièrement engagé sur le continent africain, AEDH met en oeuvre et coordonne des projets pluri-acteurs.

En janvier 2018, AEDH a notamment lancé la phase 2 du programme triennal DEFI. « Développer et Favoriser les Initiatives des organisations de défense des droits humains en Afrique centrale francophone ». L’objectif de ce projet est de contribuer à la défense de l’État de droit et des valeurs démocratiques, ainsi qu’au respect des droits humains par un soutien à 20 organisations de la société civile (OSC) dans quatre États d’Afrique centrale francophone : Cameroun, Gabon, République du Congo et République Démocratique du Congo (RDC).

En lien avec ce programme et dans la perspective de valoriser et diffuser les expériences et actions des OSC en faveur des ODD, notamment sur la thématique de l’égalité des genres, AEDH convie, à l’occasion de la semaine du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, quatre femmes défenseures des droits humains d’Afrique centrale. La venue de ces femmes et la diffusion de leur expérience auprès des acteurs et actrices et des citoyen.ne.s de la Ville et de la Métropole de Lyon sera une excellente occasion d’attirer l’attention sur les enjeux de la défense des droits humains, sur les questions d’égalité des genres et du rôle des femmes défenseures des droits humains. Dans l’optique de favoriser des échanges entre les acteurs de la solidarité internationale basés dans la Ville et la Métropole de Lyon et les quatre femmes défenseures représentant les OSC d’Afrique centrale, un temps de partage d’expériences et de bonnes pratiques sera organisé.

Le programme de la semaine

 

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Focus sur la conférence du 12 mars

>>Entrée gratuite sur inscription

« Un moment informel et convivial entre le public et les intervenant.e.s autour de l'égalité des genres ici et ailleurs. Les partages d'expériences seront rythmés par des intermèdes musicaux de slam et ponctués par la facilitatrice Charlène Ongotha. »

Intervenant.e.s de la table ronde interactive :

- Sylvie Chishungu Zawadi Mwamini, chargée de programmes chez AIDPROFEN (Actions et initiatives de développement pour la protection de la femme et de l’enfant) en République démocratique du Congo,

- Louis Guinamard, chargé de communication chez Equipop en France,

- Thérèse Bien-née Mendo Manga, représentante cellule genre chez 2HRC (Health and Human Rights Cameroon) au Cameroun,

- Naëlle Nanda, slameuse et poétesse : Place du trop cas, Étincelle du passé, Mots-râles,

- Anne-Marie Nzila, présidente de l'Union des Syndicats du Congo en République du Congo,

- Charlène Ongotha, chroniqueuse chez Radio Pluriel en France,

- Nathalie Zemo Efoua, présidente du RFLT (Réseau Femme Lève Toi) au Gabon.

 

>>>Télécharger le dossier de presse ici

>>>Suivez-nous sur les réseaux sociaux : @AEDHmonde

 

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Interview de Passy Mubalama, coordinatrice d'Aidprofen en République démocratique du Congo

ARTICLE li Passy Mubalama

 

Passy MUBALAMA est coordinatrice d’AidProfen, organisation à but non lucratif pour la défense des droits humains et la protection du droit des femmes et des enfants en République démocratique du Congo.

 

- « Les femmes se sous-estiment alors qu'elles peuvent contribuer au développement du pays. Il faut mettre en avant le leadership féminin ! » -

 

La région des Kivu à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a été touchée par un conflit entre plusieurs groupes armés jusqu’en 2013 et depuis, certains groupes armés sévissent toujours. Les femmes sont les premières concernées par ces actes de violence (viols, violences sexuelles, mutilations). AidProfen aide ainsi à la reconstruction post traumatique, soutient la participation des femmes à la vie politique locale et mène des actions de plaidoyer.                     

AEDH : Comment avez-vous connu AEDH et quels projets ont mené ensemble AEDH et Aid Profen ?

AEDH a été un de nos premiers partenaires et nous avons connu l’association grâce au réseau et à l’appel à projet DECLIK (2012 – 2015). Le projet avait pour mission de DÉvelopper et Conforter Les Initiatives des défenseurs des droits de l’Homme et des organisations de la société civile dans les Kivu.

Dans le cadre de ce projet, nous avons agi auprès des femmes et particulièrement des mères célibataires et de leurs filles : souvent, les femmes violées et les enfants issus de ces viols sont mis de côté par leurs communautés. Nous les avons informées sur leurs droits, accompagnées et aidées à se réinsérer dans la vie professionnelle, puis nous avons mené des campagnes de sensibilisation à la question des violences sexuelles. Nous avons également mené un projet de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants sur les sites miniers. Grâce aux résultats d’enquêtes menées sur les sites de Rubaya et Kitchanga, nous avons pu construire des plaidoyers.

Aujourd’hui, grâce à l’aide du projet DEFI (DÉvelopper et Favoriser les Initiatives des organisations de défense des droits de l’Homme en Afrique centrale), nous avons gagné en ressources humaines, en connaissances et en crédibilité. Notre enquête sur les sites miniers a aussi pu être menée plus largement.


AEDH : Comment être à la fois femme et défenseure des droits humains ?

La position de femme – et encore plus celle de défenseure dans un contexte instable en RDC nous plonge dans l’insécurité. Nous recevons constamment des intimidations. Ainsi, nous avons été formées par Protection International pour mieux saisir le contexte conflictuel et faire preuve de prudence.

Les femmes subissent souvent des violences et pourtant, elles ont un regard plus particulier sur les questions des droits humains et notamment en matière de violences sexuelles : le sujet les concerne directement et elles

peuvent donc mieux comprendre, cibler les besoins spécifiques des victimes.


AEDH : Pourriez-vous définir le rôle d’une défenseure des droits humains aujourd’hui en RDC ?

Etant donné le contexte en RDC, les violations des droits humains se perpétuent. Ainsi, le rôle d’une défenseure des droits humains est primordial.

Je suis née dans un contexte de conflit qui nous a donné un faible accès à l’éducation. Les discriminations liées au genre étaient également fortes et la violence banalisée. En conséquence, les femmes se sous-estiment alors qu’elles peuvent contribuer au développement du pays. Il faut mettre en avant le leadership féminin !

Quelques avancées ou petits changements ont eu lieu depuis que

je suis activiste. Par exemple, les femmes travaillent de plus en plus et osent prendre part à la vie économique locale. Mais les coutumes en RDC bloquent souvent les droits humains.
 

AEDH : Quelle est votre vision de la RDC pour l'avenir ?

J’aimerais que chacun jouisse pleinement de ses droits en tant que personne humaine. J’aimerais aussi que le partage des ressources soit plus efficace car la RDC est riche sur le plan des ressources mais de fortes inégalités sont présentes. Enfin, j’aimerais que la corruption disparaisse et que la mauvaise gouvernance cesse.


AEDH : Quel sera alors le rôle des hommes ?

Le rôle des hommes est – et sera  de s’impliquer dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Ils doivent accompagner ces femmes et se sentir concernés par cette situation. Il faut bousculer le modèle d’une société patriarcale car les hommes et les femmes peuvent tous deux contribuer au développement du pays. En mettant de côté les femmes, le pays perd de l’argent et des ressources.

 

Louise Negrello

Exposition photo : "Lutte contre les discriminations ici et ailleurs"

Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme a organisé un vernissage à l'institut Bioforce à Vénissieux le mardi 5 novembre 2019 en présence d'une trentaine de personnes.


En 2014, à l’occasion des 25 ans d’AEDH, l’association avait organisé un concours photo sur le thème “Lutte contre les discriminations ici et ailleurs”. Ce concours rassemble des photographies de 17 pays de divers continents.
Les photos du concours ont fait l’objet d’une exposition en décembre 2017 puis, elles ont de nouveau été rendues visibles en 2018 et en 2019.

Les photos de l’exposition sont visibles dans l’enceinte de l'institut Bioforce.


L’exposition va continuer d’être exposée à Lyon en 2020 dans différents lieux qui seront annoncés sur la page facebook d’AEDH.

Voici un petit aperçu de quelques photos de l’exposition :

 

Vinogradov

« Control » de Vinagrov  

Faure3

   « Tziganes, un bidonville aux portes de Paris » de Faure

 

Pour en voir plus, rendez-vous dans les prochains lieux de l’exposition !

 

 

Morgane Sourisseau

Projection-débat : Le Char et l'olivier, une autre histoire de la Palestine - 6 janvier 2020


« Le Char et l’olivier, une autre histoire de la Palestine », sorti le 6 novembre 2019, est un documentaire réalisé par Roland Nurier. Ce documentaire retrace le conflit Israélo palestinien d’un point de vue rarement abordé, celui de la Palestine. Il permet donc un éclairage inédit et primordial dans la compréhension du conflit et de l’histoire de la Palestine. Ce documentaire permet ainsi au spectateur de mieux saisir les enjeux du conflit israelo-palestinien.


Depuis la création en 1947 d'un état juif au coeur de la Palestine, de multiples conflits ont éclaté entre Israël et la Palestine, transformant ce territoire en une véritable poudrière. Actuellement, les relations restent litigieuses entre les deux états.


A l’occasion de la sortie du film, plus de 60 projections-débat sont organisées en France.
Avec le collectif 69 et le cinéma le Zola, AEDH co-organise une projection débat du film « Le Char et l’olivier, une autre histoire de la Palestine » le 6 janvier 2020.
Le film sera diffusé à 20h30 au Zola, à Villeurbanne en présence du réalisateur.

La soirée sera introduite par le réalisateur, M. Roland Nurier, par Tim Hughes, le président d'AEDH ainsi que par le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien. Après la diffusion, un temps de débat sous forme de questions-réponses en présence du réalisateur sera prévu.
Pour suivre l’actualité autour de cet événement, rendez-vous sur notre page Facebook

 

 

Affiche le Char et l'olivier VF

 

 

 

 

 

Morgane Sourisseau