Qui sommes-nous ?

·         Présentation

Jamais on a tant invoqué les droits de l'Homme. Est-ce à dire qu'ils sont mieux respectés ?

Certes, aucun Etat ne peut aujourd'hui ouvertement les récuser, tant ils sont présents dans les relations internationales. C'est un progrès. Pourtant, sur le terrain, les droits de l'Homme, les droits fondamentaux, le droit à la vie, à la sûreté, le droit à la liberté de parler et d'écrire, d'aller et de venir, ces droits demeurent bafoués dans la plupart des Etats du monde, les droits économiques et culturels sont ignorés.

Est-il possible d'agir pour mettre un terme à cette situation que nous sommes de plus en plus nombreux à juger intolérable ? Que pouvons-nous faire pour que la torture cesse d'être une pratique courante dans la plupart des Etats d'Afrique et d'Asie... et dans beaucoup d'autres ? Que pouvons-nous faire pour qu'il n'y ait plus d'enfants esclaves en Thaïlande, en Inde, au Népal, au Pakistan ? Pour que les paysans indiens du Mexique, par exemple, jouissent des droits que la Constitution de leur pays reconnaît en principe à tous ses citoyens ? A l'évidence nous ne pouvons rien faire seuls. C'est le combat opiniâtre, dans chaque pays, de groupes d'hommes et de femmes décidés, qui est la condition du succès.

A côté de l'aide strictement humanitaire qui, dans l'urgence absolue, est seule capable de soulager des populations en détresse, nous croyons à la nécessité d'organisations susceptibles d'aider tous ceux qui, chez eux, s'efforcent, en acceptant des risques infinis, de construire une société respectueuse des droits fondamentaux de chaque personne.

Nous avons l'ambition de les aider, de devenir leur partenaire. Tel est le plein sens de ce mot "ensemble". Ainsi agissons-nous dans un domaine où tout est fragile, où rien n'est jamais acquis, ni certain. Médiatique encore moins. Pas même tout à fait concret : si chacun comprend qu'il faut donner du riz ou du pain aux affamés, peu ressentent la nécessité de soutenir, autrement qu'en intention, ceux qui dans leurs pays prennent le risque de la parole et de l'action pour qu'aucun homme ne soit " interdit de droits de l'Homme".

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·         Lignes directrices

o        promouvoir partout les droits et libertés inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et autres textes internationaux relatifs aux droits humains et aux libertés fondamentales

o        favoriser l'essor et le développement d'organisations non gouvernementales et de groupes d'action locaux

o        leur apporter une aide financière, matérielle, juridique et/ou technique


Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme est une Organisation Non Gouvernementale (ONG), créée en 1989 et gérée par un conseil d'administration de 13 membres. Depuis 1992, elle est membre du réseau de l'Organisation Mondiale Contre la Torture. Depuis 1993, elle a le statut d'observateur auprès de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et, depuis avril 98, le statut consultatif auprès de l'ONU.

Son mandat consiste à promouvoir partout les droits et libertés inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et d'autres textes fondateurs, en particulier le Pacte international sur les droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, la Convention Européenne des Droits de l'Homme, la Convention Interaméricaine relative aux Droits de l'Homme (Pacte de San José), la Convention contre la Torture.

Agir Ensemble
pour les Droits de l'Homme favorise l'essor et le développement d'ONG ou de groupes d'action locaux, qui agissent " en première ligne " pour la défense et la promotion des droits civils et politiques comme des droits économiques, sociaux et culturels, qui s'opposent aux violations des droits de l'homme et participent au développement démocratique par la formation des citoyens et la diffusion des instruments juridiques internationaux, et éventuellement nationaux, qui le garantissent.

En privilégiant les projets qui associent les droits de la personne au développement démocratique, Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme apporte à ces organisations une aide technique et financière ainsi qu'un appui auprès des institutions nationales et internationales. Les programmes qui concernent les droits des enfants, premières victimes de la barbarie, les droits des femmes, souvent victimes de lois ou de pratiques discriminatoires, les droits des peuples autochtones ou minoritaires et les droits des personnes détenues reçoivent une attention particulière.

Avec ces organisations, Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme veut établir une relation de partenariat qui ne saurait se limiter à des rapports donateurs/bénéficiaires.

Conscients des limites de nos moyens et de nos compétences, soucieux de nous intégrer dans la communauté mondiale des militants des droits de l'Homme, nous recherchons des collaborations avec d'autres ONG de France et de tous pays.

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·         Soutien aux partenaires de terrain

                           Critères d'attribution des subventions

o        des organisations sans but lucratif

o        des projets concernant les pays du Sud et de l'Europe de l'Est

o        en France, priorité à la défense des droits des étrangers


Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme accorde des aides à des organisations répondant aux critères définis dans ses lignes directrices et dont les objectifs s'intègrent dans ses champs d'intervention.
Compte tenu des moyens dont elle dispose, l'organisation subventionne de préférence des petites associations ou groupes locaux fonctionnant avec des bénévoles ou employant moins de dix salariés et dont le budget annuel est inférieur à 320 000 €. Les organismes que les groupes défavorisés se sont eux-mêmes donnés sont privilégiés.
Peut être prise en considération la candidature de toute association ayant des projets en cours dans les pays du Sud ou en Europe de l'Est, ou qui soutient des projets dans ces régions, ainsi que les ONG françaises ou étrangères implantées en France et agissant pour la défense des droits des étrangers ou contre toute forme de discrimination.

Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme ne subventionne que des organisations sans but lucratif, qu'elles soient ou non reconnues par l'Etat du pays où elles exercent leur activité. Exception pourra être faite pour des organes de presse s'il est évident que la subvention accordée ne pourra pas produire un enrichissement personnel ou un profit financier pour l'entreprise. Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme ne subventionne que des organismes agissant en dehors de toute considération philosophique, politique ou religieuse.

Ne peuvent pas être subventionnées :

o        Les organisations étatiques ou créées par un ou plusieurs Etats.

o        Les bourses d'études, les recherches universitaires, les colloques purement professionnels, les voyages destinés à participer à des réunions internationales (sans qu'ils ne bénéficient jamais d'une priorité, une exception pourra être faite pour des déplacements de responsables d'ONG partenaires).

Les subventions peuvent être accordées soit pour le fonctionnement, soit pour un projet particulier.

Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme entend éviter d'être la seule source de financement d'un projet ou d'un organisme, sauf en cas de circonstances exceptionnelles.



         Les partenaires d'Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme

Le soutien va en priorité à de petites organisations militantes, "de première ligne", démunies de ressources, pour lesquelles les sommes attribuées, faibles selon les critères du nord, sont précieuses et parfois déterminantes. La répartition de nos interventions dans tous les continents est naturelle : les droits de l'Homme sont universels. A ce jour, Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme a apporté son soutien à près de 300 associations locales.

voir la liste des partenaires et des projets soutenus



         D'où vient l'argent ?

Les fonds nécessaires au fonctionnement ou destinés à l'octroi de subventions proviennent :

o        des revenus du fonds social.

o        des subventions accordées par des collectivités publiques.

o        des subventions accordées par des fondations ou d’autres ONG.

o        des dons des particuliers ou de personnes morales.

Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme s'oblige à la transparence la plus totale en ce qui concerne l'origine des fonds et leur utilisation : chaque année le compte de résultats et le bilan certifiés par un commissaire aux comptes sont accessibles au public.

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·         Autres activités de l’organisation

     

Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme s’investit également dans de nombreuses autres activités au service de la protection de la dignité humaine et de la promotion des valeurs démocratiques au bénéfice de ses partenaires de terrain.


Le fonds d’urgence pour les défenseurs des droits de l’Homme en danger

Depuis 1999, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme dispose d’un fonds spécial destiné à apporter un soutien matériel et financier aux militants des droits de l’Homme gravement menacés ou persécutés dans leur pays. Ce fonds intervient dans les cas d’urgence et permet, par exemple, de financer des soins médicaux pour des défenseurs victimes de mauvais traitements, d’organiser des exfiltrations en cas de danger immédiat, d’assurer une aide matérielle et juridique aux militants contraints à l’exil, de prendre en charge des frais d’avocat pour des défenseurs incarcérés etc.
Le budget annuel de ce fonds est environ 30 000 Euros.



Participation à des réseaux internationaux d’alerte et de lobbying

Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme fait partie depuis 1993 de l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT, Genève) et répond à plus de 200 « appels urgents » par an qui concernent des cas individuels ou collectifs d’atteintes aux droits de l’Homme. Elle est également partenaire de l’Observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme (Genève et Paris).
Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme fait partie de la Coalition Mondiale pour la Cour Pénale Internationale et est membre fondateur de la Coalition française.
Agir Ensemble fait partie de la Coalition française pour la Colombie, de la coalition Togo et est membre associé de la Plateforme française pour la Palestine.



Intervent
ions auprès d’organisations intergouvernementales et d’institutions de protection des droits de l’Homme

Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme dispose du statut consultatif auprès de l’ONU et participe chaque année aux travaux de la Commission des Droits de l’Homme : l’organisation accrédite un certain nombre de représentants des organisations de terrain qu’elle soutient et qui peuvent ainsi s’exprimer devant les membres de la Commission en session plénière. La Commission des Droits de l’Homme a été remplacée par le Conseil des Droits de l’Homme. La première session du Conseil a lieu en Juin 2006.
Agir Ensemble participe également régulièrement aux sessions de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Le Président de Agir Ensemble est membre de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) qui siège auprès du Premier Ministre français.
Agir Ensemble est membre permanent du Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits, commission extra-municipale de la Mairie de Lyon.



Participation à des missions d’enquête ou des campagnes

Sans que cela constitue une des activités principales de l’organisation, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme participe à des missions d’enquête relatives à des situations graves de violations des droits de l’Homme, en général en collaboration avec d’autres ONG internationales (notamment avec l’OMCT, la FIDH, la FIACAT, Human Rights Watch) et s’associe à l’occasion à des campagnes d’opinion dont l’objet est en rapport avec son mandat.
Par ailleurs, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme a, à plusieurs reprises, délégué des avocats ou des juristes pour assister à un procès en tant qu'observateurs.



Recours à des procédures judiciaires pour lutter contre l’impunité

La lutte contre l’impunité est un des axes de travail fondamentaux de Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme. L'organisation attache une importance particulière à la lutte contre l'impunité sur le terrain juridictionnel. Elle s’est notamment impliquée dans la procédure engagée pour crimes contre l’humanité et crime de torture contre l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré. Agir Ensemble s’est également engagée dans le procès d’assises ouvert en France contre un officier mauritanien accusé d’actes de torture.



Coordination de programmes

Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme favorise la mise en place de programmes impliquant plusieurs de ses partenaires dans divers pays. Agir Ensemble assure la recherche de financement et la coordination du programme mais la mise en œuvre des activités est assurée par les associations locales partenaires de terrain.

o       En 2000-2002, Agir Ensemble a mené un programme de «sensibilisation aux droits de l’Homme des chefs traditionnels en Afrique Subsaharienne francophone » avec ses partenaires au Tchad, au Bénin, en République Démocratique du Congo et au Mali. Ce programme est actuellement dans sa phase de suivi.

o        Début 2003, Agir Ensemble a lancé un programme de « formation pratique de jeunes défenseurs des droits de l’Homme » dans 5 pays d’Afrique en collaboration avec ses partenaires de terrain : au Burundi, en République Démocratique du Congo, au Tchad, au Congo et au Sénégal. Ce programme est conçu en quatre phases qui doivent se dérouler sur trois ans. La formation proposée a une vocation essentiellement pratique : il s’agit de proposer aux jeunes militants non seulement des outils juridiques mais aussi une formation méthodologique à la défense des droits de l’Homme et soutenir leur motivation à s’engager sur le terrain.
Ce programme est actuellement en cours de réalisation.

o        En juin 2005, Agir Ensemble a engagé un programme de lutte contre la traite des femmes originaires d'Europe centrale et orientale (programme ACTES: Action et Concertation contre le Trafic et l'Esclavage Sexuel) cofinancé notamment par le Fonds Social Européen.

 

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