Un an de mise en oeuvre au service du Fonds d'urgence

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Depuis plusieurs années, le Fonds d’urgence pour les défenseurs en danger d’AEDH est particulièrement sollicité pour intervenir dans les provinces des Kivus (RDC). Le contexte sécuritaire instable et la longue expérience d’AEDH dans la zone expliquent dans une large mesure cette tendance. Afin de renforcer l’action de son Fonds d’urgence dans cette zone, AEDH met en œuvre depuis juillet 2016 le projet RISK (Renforcer les Initiatives pour Secourir les défenseurs des Kivu) en lien avec 3 organisations partenaires congolaises. Un an après son lancement, l’heure est à un premier bilan. 

Afin de mettre en place une méthode de travail commune et efficace, les organisations locales partenaires ont vu leurs compétences en techniques d’enquête et de suivi des cas de défenseurs en danger (DDH) renforcées au début du projet lors d’un atelier d’harmonisation des pratiques organisé par AEDH.  

À la suite de ce travail, un protocole de réponse aux alertes a été élaboré et est aujourd’hui opérationnel. Il offre un cadre clair et souple permettant d’offrir une réponse sur mesure aux défenseurs en détresse.  

Au total, depuis le lancement du projet, 29 défenseurs des droits humains ont bénéficié d’une assistance. Les proches des DDH en danger sont eux-mêmes régulièrement victimes de menaces, AEDH ne les oublie pas. 29 proches des DDH assistés ont également bénéficié d’un soutien au cours de l’année écoulée. Relocalisation, assistance médicale, assistance judiciaire, aide de subsistance et mise en sécurité sont les interventions les plus  fréquentes.

Pendant et après la période de prise en charge par le dispositif d’urgence, les défenseurs bénéficient d’un suivi adapté à leurs besoins. Cela vient renforcer l’action du Fonds d’urgence qui ne disposait pas des moyens suffisants pour offrir cet accompagnement au long court. Il peut prévoir de mettre en place des modalités d’aide de type psychosocial lorsque le DDH menacé a été fortement traumatisé ou de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités du milieu d’origine du défenseur pour favoriser sa réintégration dans des conditions de sécurité satisfaisantes. 

Le projet RISK permet à AEDH de poursuivre le travail de structuration de son Fonds d’urgence. Le développement d’outils clairs et un suivi renforcé améliorent la qualité de ses interventions. À terme, les progrès réalisés dans le cadre de ce projet ont vocation à profiter au dispositif du Fonds d’urgence tout entier et ainsi permettre à AEDH d’apporter une aide toujours plus efficace à celles et ceux qui s’engagent pour le respect des droits fondamentaux et qui trop souvent en paient un lourd tribut.

Faouzi Boujnaih

 

 

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