Israël : Chaque jour, plus de cynisme dans la violation des droits de l'Homme

201703 israel

En janvier 2017, deux membres de la Fondation pour les Droits Humains (FDH), partenaire d’AEDH, ont rencontré à Jérusalem des associations de défense des droits de l’Homme avec lesquelles AEDH et la FDH travaillent. Dans ce pays déchiré par les dissensions entre juifs et palestiniens, ces organisations militent sans relâche pour le respect des droits fondamentaux, souvent bafoués par l’Etat. Gérard Ligier et Jean-Pierre Aldeguer, membres de la FDH, nous parlent de la situation. 

"Comment rendre compte de cette mission en quelques phrases ? Faut-il parler du cynisme de l’Etat d’Israël qui transgresse les lois en se moquant des principes internationaux ? Nous l’avons vu avec l’association Jahalin Solidarity, dans la manière dont les Bédouins sont déplacés autour de Jérusalem : coupures d’eau, intimidations de la police et des colons extrémistes, accès interdit aux marchés urbains… Sans parler de la destruction d’une école financée par la coopération internationale. Nous l’avons vu aussi à travers les expropriations à Jérusalem et le droit de construction qui privilégie les israéliens. Un cynisme croissant, soutenu par la politique du président américain Donald Trump.

Faut-il évoquer toutes les formes d’atteinte aux droits des Palestiniens, qui résistent pacifiquement et légalement, telles ces femmes prisonnières palestiniennes défendues et soutenues par WOFPP – Organisation de Femmes pour les Prisonnières Politiques ? Près de 140 personnes, principalement des militantes engagées dans le Conseil Législatif Palestinien, ont été emprisonnées l’année dernière et traitées indignement (intimidations, harcèlement sexuel au cours des interrogatoires, accès aux soins refusé, refus du droit des mères à garder leurs jeunes enfants, interdiction des visites…).

Faut-il rendre compte des craintes de tous les militants rencontrés, israéliens et palestiniens, sur les manières dont les discriminations s’installent ("nous sommes un pays en voie d’apartheid"), sur les pressions auxquelles ils sont soumis (infiltration des associations par des groupes extrémistes, dirigeants associatifs menacés) ?

Face à ces questions, deux certitudes demeurent : continuer à dénoncer ces violations quotidiennes aux droits fondamentaux souvent remisées au second plan de l'actualité et renforcer le soutien apporté aux actions militantes, à la défense des droits et à la promotion d’une culture de la paix, portées par les coalitions d'Israéliens et de Palestiniens."

 Jean-Pierre Aldeguer

 

 

 

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