Défenseur des Droits de l’Homme : un « métier » risqué

FDAPID

Notre partenaire Vicar Batundi, coordinateur du projet RISK au Nord Kivu en République Démocratique du Congo, a été violemment agressé le 23 janvier dernier. Vicar a été tabassé par trois agents municipaux chargés de contrôler l’entrée des véhicules dans le port de Goma alors qu’il prenait des photos d’un policier taxant indûment les piétons.


Vicar a été blessé au dos et à la nuque. Notre organisation et le Secours Populaire (Fédération du Rhône) ont pris en charge le coût de ses soins médicaux : séances de kinésithérapie, port d’une minerve, analgésiques… Une troisième organisation internationale s’est engagée à financer l’achat d’un nouvel ordinateur portable, celui de Vicar ayant été endommagé lors de l’agression, et à assumé les frais de sécurisation de son domicile, notre ami n’étant pas à l’abri de représailles après avoir dénoncé les violences subies.
Vicar a repris ses activités de défenseur quasi immédiatement après cette agression, avec la détermination et la pugnacité qui le caractérisent. De cet engagement au service des droits humains, il était venu témoigner devant le public lyonnais en novembre dernier, à l’occasion de la visite de plusieurs défenseurs d’Afrique centrale organisée  par AEDH. On a du mal, parfois, à imaginer ce que des hommes et des femmes sont capables de supporter comme pression au quotidien et d’affronter comme dangers pour dénoncer les abus, documenter les violations des droits fondamentaux et protéger les victimes, dans les pays à hauts risques. Les soutenir et les assister n’est rien d’autre que la manifestation d’une solidarité indispensable.

Véronique Rouault

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