Agir concrètement

en soutenant des actions de terrain

Agir pour protéger

les défenseurs des droits humains

Agir pour dénoncer

les violations des droits de l'Homme

Agir durablement

pour renforcer les acteurs locaux

Agir ensemble

pour construire l'avenir

PAROLES D'ACTEURS - Brainforest : pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles au Gabon

visuel article Brainforest

 

Erika OYANE est assistante de projet à Brainforest, Organisation Non Gouvernementale (ONG) de droit gabonais, créée en 1998 pour mettre en œuvre et soutenir des initiatives en faveur de la protection des écosystèmes forestiers du Gabon, menacés par des projets d’exploitation des ressources naturelles. La mission de Brainforest est d’informer et d’accompagner les parties prenantes pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles qui implique que ces dernières soient exploitées dans le respect de notre environnement et des droits des communautés locales impactées par l’activité forestière, minière, pétrolière ou agro-industrielle et des peuples autochtones victimes d’expropriation des terres.

Quand et comment avez-vous rencontré Agir ensemble ?

Nous découvrons Agir ensemble en 2017 dans le cadre d’un rapport « Enquête illustrative sur les barrières et les entraves aux associations liées à la loi 35-62 au Gabon » produit par le Réseau des Organisations et Projets associatifs du Gabon, thématique couverte par Brainforest. En 2019, nous répondons à l’appel à proposition DEFI 2.

Quel projet menez-vous dans le cadre de DEFI 2 ?

Dans le cadre de DEFI2 nous mettons en œuvre le projet « Promouvoir les droits des défenseurs de l’environnement au Gabon et améliorer leur système de protection » pour lequel Agir ensemble nous apporte un appui technique et financier. Du point de vue technique, Brainforest a bénéficié d’un accompagnement spécifique sur le réajustement du cadre logique du projet. Pour la phase de mise en œuvre, Agir ensemble nous assiste pour le monitoring et le reporting du projet. Cet appui technique porte également sur le renforcement des capacités de notre équipe à travers des sessions de formations sur la thématique des droits humains en général et sur la documentation des cas de violations des défenseurs de l’environnement en particulier. Cet appui technique devra permettre à Brainforest de développer des outils et méthodes de suivi adaptés à nos différentes interventions auprès des communautés.

Selon vous, y-a-t-il un lien entre la gestion durable des ressources gabonaises et la reconnaissance des droits des populations locales ?

Il existe un lien étroit entre la gestion durable des ressources naturelles au Gabon et la reconnaissance des droits des populations locales et peuples autochtones qui dépendent essentiellement des terres forestières. En effet, l’exceptionnel patrimoine naturel du Gabon (85% de son territoire est couvert de forêt) a de tout temps constitué le fondement du mode de vie des populations locales et peuples autochtones qui en tirent les ressources nécessaires pour leur subsistance. A côté de ce fort potentiel naturel, le pays fait le choix de la diversification de son économie qui implique, le renforcement des investissements forestiers, la valorisation des richesses du sous-sol et la valorisation du potentiel agricole à travers le développement des cultures de rentes sur des terres déjà occupées par les communautés rurales. Cette superposition des usages a entrainé l’apparition des conflits entre les détenteurs des permis d’exploitation des ressources naturelles et les communautés locales et peuples autochtones qui revendiquent l’accès à la terre et aux ressources naturelles. Ainsi, une gestion « durable » des ressources naturelles au Gabon, permettra de sécuriser le foncier rural au regard du cadre juridique national et de garantir le respect des droits des communautés locales et peuples autochtones.

Quelle est votre vision pour l’avenir ?

Aujourd’hui, la protection de notre environnement passe par l’implication des communautés locales et peuples autochtones qui sont non seulement les premiers impactés mais aussi les mieux placés pour défendre un patrimoine forestier et foncier qui fait partie intégrante de leurs modes de vie. Cette implication passe nécessairement par la vulgarisation des mécanismes de protection des droits des défenseurs de l’environnement et leur appropriation par les communautés. C’est dans cette optique que pour l’avenir, nous envisageons de poursuivre notre mission d’accompagnement des populations gabonaises vivant en milieu rural.

(Propos recueillis par Chloé Fabre, Assistante projets chez Agir ensemble pour les droits de l’homme)

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Appel d'offre - Formation-accompagnement sur les outils de monitoring, dans le cadre du projet DEFI

Dans le cadre du projet DEFI (Développer et Favoriser les Initiatives des organisations de défense des droits de l’Homme en Afrique Centrale), lancé en janvier 2018 pour une durée de trois ans, 20 ODDH ont été soutenues par une subvention allant de 5 000 à 10 000 € dans le projet – phase 1. L’objectif de DEFI – phase 2 est de contribuer à la défense de l’Etat de droit et des valeurs démocratiques, ainsi qu’au respect des droits humains par un soutien à 20 organisations de la société civile dans 4 Etats d’Afrique Centrale : Cameroun, République du Congo, Gabon et République Démocratique du Congo (Provinces de Kinshasa, Nord Kivu et Sud Kivu).

Dans le cadre de la phase 2 du projet, nous recherchons des prestataires afin d’assurer une formation collective et un accompagnement individuel sur les outils de monitoring pour des associations basées au Gabon et au Congo.

Il est attendu de la formation qu’elle apporte aux bénéficiaires un renforcement de leurs connaissances sur les notions clés de monitoring et de documentation des cas liées à la gouvernance forestière et à la protection des défenseurs de l’environnement. Cette formation doit permette aux participants de :

  • Développer une méthodologie d’enquête et de collecte d’informations
  • Connaitre les sources de la collecte de données
  • Savoir mener un entretien pour recueillir des témoignages et documenter des cas
  • Mettre en place un système d’organisation des informations récoltées et disposer d’une base de données recensant les cas de violations des droits humains documentés
  • Analyser les données et produire des supports
  • Créer des outils tels que : des fiches de documentation des cas victimes de violations des droits humains, des fiches d’interviews, une base de données, des indicateurs de suivi des victimes et d’analyse des données, un modèle de rapportage, etc.

Les projets de terrain mis en œuvre par ces organisations, et financés par AEDH dans le cadre du projet DEFI, seront utilisés comme cas pratiques au cours de la formation et seront au centre de la mission d’accompagnement.

Pour plus d'informations, veuillez télécharger et consulter les termes de référence :

Les propositions sont à adresser par mail aux deux adresses suivantes au plus tard le 30/08/2020 à 18h (heure de Paris) sous la référence DEFI 2/AP2/FORM1/2020: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Appel d'offre - Formation-accompagnement « Gestion de projet », dans le cadre du projet DEFI

Dans le cadre du projet DEFI (Développer et Favoriser les Initiatives des organisations de défense des droits de l’Homme en Afrique Centrale), lancé en janvier 2018 pour une durée de trois ans, 20 ODDH ont été soutenues par une subvention allant de 5 000 à 10 000 € dans le projet – phase 1. L’objectif de DEFI – phase 2 est de contribuer à la défense de l’Etat de droit et des valeurs démocratiques, ainsi qu’au respect des droits humains par un soutien à 20 organisations de la société civile dans 4 Etats d’Afrique Centrale : Cameroun, République du Congo, Gabon et République Démocratique du Congo (Provinces de Kinshasa, Nord Kivu et Sud Kivu).

Dans le cadre de la phase 2 du projet, nous recherchons des prestataires afin d’assurer une formation collective et un accompagnement individuel en gestion de projet pour des associations basées au Cameroun et en RDC.

Il est particulièrement attendu de la formation qu’elle permette aux participants de :

  • Connaitre et s’approprier les différentes étapes et spécificités de la gestion de projet
  • Réaliser un diagnostic avec une identification des besoins et une définition des stratégies d’action
  • Construire un cadre logique en sachant identifier et formuler les objectifs généraux et spécifiques, les résultats attendus, les activités à mettre en œuvre ainsi que les indicateurs de moyens et de résultats
  • Rédiger une proposition et un rapport d’exécution narratif et financier de projet à destination des bailleurs de fonds
  • Développer et s’approprier les outils de suivi et d’évaluation de projet
  • Planifier, mettre en œuvre et suivre un projet à l’aide d’un chronogramme d’activité et du dispositif de suivi-évaluation
  • Savoir élaborer des techniques de recherche de financement
  • Renforcer leurs connaissances et leur savoir-faire dans la maitrise des règles de base de la gestion financière Les projets de terrain mis en œuvre par ces deux organisations et financés par AEDH dans le cadre du projet DEFI seront utilisés comme cas pratiques de la formation et seront au centre de la mission d’accompagnement

Il est ainsi attendu du prestataire qu’il permette aux participants :

  • De porter un regard critique sur leurs projets de terrain mis en œuvre jusqu’à présent et d’améliorer la formulation des objectifs généraux et spécifiques, des résultats attendus, des activités à mettre en place ainsi que des indicateurs de moyens et de résultats
  • De construire ou d’améliorer le dispositif de suivi-évaluation du projet de terrain ainsi que les outils de collecte de données
  • D’être en mesure d’élaborer un budget et un suivi budgétaire simples
  • De les accompagner individuellement et collectivement, par un suivi de proximité ou à distance

Pour plus d'informations, veuillez télécharger et consulter les termes de référence :

Les propositions sont à adresser par mail aux deux adresses suivantes au plus tard le 30/08/2020 à 18h (heure de Paris) sous la référence DEFI 2/AP2/FORM1/2020: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ;  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

COMMUNIQUE - Communiqué des organisations françaises en soutien à la Commission pour l'Éclaircissement de la Vérité en Colombie

De Nous, organisations françaises qui soutenons la bonne application de l’accord de paix signé fin 2016, rappelons l’importance du travail effectué par la Commission pour l'éclaircissement de la vérité, le savoir-vivre ensemble et la non répétition (Comisión para el esclarecimiento de la verdad, la convivencia y la no repetición) et réitérons notre soutien à ses membres et à son président, le père Francisco de Roux. Nous condamnons les attaques régulières dont ils sont la cible et qui visent à les discréditer et les stigmatiser, en remettant en cause leur éthique, leur autonomie, leur indépendance, leur impartialité et la rigueur de leur travail. A cet égard, nous considérons les dernières déclarations de l'ancien ministre de la Défense, Juan Carlos Pinzón, extrêmement préoccupantes. Lorsqu’il affirme que « la plupart des membres [de la Commission] ont des affinités idéologiques ou des liens avec des groupes armés », il les stigmatise et met leur vie en danger.


Depuis novembre 2018, dans le cadre du mandat conféré par l’accord de paix, la Commission accomplit un travail gigantesque de façon responsable et avec la plus grande rigueur éthique. Sa mission consiste à écouter les victimes, les auteurs et les témoins du conflit armé de tous les secteurs de la société, de toutes les régions et de toutes les conditions sociales afin d’établir un compte rendu détaillé et complet des faits et des contextes à l’oeuvre pendant le conflit armé interne qui a duré plus d'un demi-siècle. Grâce à ce travail, la Commission a, jusqu'à présent, réussi à recueillir plus de 7 000 témoignages de victimes à l'intérieur et à l'extérieur du pays. En plus des témoignages individuels, la Commission a recueilli les récits de plus d'un millier de personnes exilées dans le cadre de processus collectifs. L'inclusion de l'exil dans l’élaboration de ce travail de mémoire primordial est un événement sans précédent qui permet de reconnaître l'ampleur de ce phénomène dans le conflit interne colombien.


Il est essentiel de dissiper tout ce qui serait de nature à jeter le doute sur le caractère indépendant, autonome et essentiel à la justice transitionnelle de cette entité de rang constitutionnel. La Commission rend périodiquement compte aux citoyens de son travail en lien avec toutes les institutions de l'État afin de garantir le droit à la vérité pour toutes les victimes et pour la société colombienne dans son ensemble. Les conclusions de ce travail historique seront intégrées dans le rapport final qui sera remis au pays au terme des trois ans de mandat de la Commission, en 2023, comme une étape clé de la non-répétition de la violence.


Conscientes du caractère indispensable d’un tel travail d’analyse et de réflexion critique sur le conflit armé, nos organisations appellent la communauté internationale et les autorités colombiennes à garantir le bon fonctionnement de la Commission pour l’Éclaircissement de la Vérité et à sanctionner les attaques et propos diffamatoires à l’encontre de la Commission, pour que la Colombie puisse avancer sur le chemin de la paix.


RÉSEAU FRANCE COLOMBIE SOLIDARITÉS,
ACAT, AEDH, CCFD TERRE SOLIDAIRE, FRANCE AMERIQUE LATINE,
ÉCOLE DE LA PAIX, ENTRE TODOS FRANCE, TEJE,
TERRE DES HOMMES FRANCE, SECOURS CATHOLIQUE CARITAS FRANCE